Année : 2015
Auteur(s) : BLONDEL J.
Référence : T. XXXVI, n°4, 2015, pp. 415-420
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Deux écoles se sont efforcées d'interpréter les relations entre sociétés humaines et leur forêt en région méditerranéenne : la première déplore la dégradation continue des écosystèmes tandis que la seconde soutient que l'action humaine a, dans l'ensemble, entretenu et embelli les paysages. L'examen attentif des relations homme-nature, notamment de la gamme des usages qui ont été faits des forêts et des actions menées pour les gérer en fonction de ces usages, conduit à une interprétation plus nuancée. En partant des notions classiques de séries progressives et de séries régressives, les dynamiques forestières sont examinées dans une perspective de successions écologiques initiées par des perturbations. L'analogie qui peut être faite, moyennant certaines précautions, entre perturbations spontanées et actions de mise en valeur de la forêt par les humains soulève la question de la résilience qui est abordée à l'aide d'un modèle qui souligne les risques de basculement des trajectoires écologiques lorsque le seuil de résilience du système est atteint.